Le canon de 30

Alban Lannéhoa

Introduit au début du XIXe siècle, le canon de 30 livres subit tour à tour toutes les évolutions successives de son siècle : l’introduction de l’obus explosif, du canon rayé, du frettage puis du chargement par la culasse. Ce calibre incarne ainsi parfaitement la transformation radicale de l’artillerie navale en quelques décennies. Il est pourtant curieusement négligé par les pages internet dédiées à l’artillerie navale, et le remarquable traité de Jean Boudriot sur l’artillerie navale s’arrête un peu tôt, en 1850. Nous venons palier à ce manque, en retraçant l’histoire de notre artillerie navale de 1820 aux années 1860.

Les pièces d’artillerie de 30 livres sont proches de l’un des calibres les plus anciens. L’ordonnance de 1552 distinguait le canon d’un calibre de 33 livres, la grande couleuvrine ou « demi-canon » de 16 livres, la couleuvrine bâtarde de 7,5 livres, la couleuvrine moyenne de 2,5 livres, et des pièces plus légères, faucon et fauconneau. Le calibre de toutes ces pièces était ainsi classé selon le poids du projectile exprimé en livres, unité de mesure variable selon les époques et les pays concernés. 

Marquant le pas technologiquement au XVIIe siècle, l’artillerie évolua significativement au XVIIIe. Le lieutenant général Jean-Florent de Vallière introduisit en 1732 un système uniformisé retenant les calibres de 33, 24, 16, 12, 8 et 4 livres. Mais on retient surtout en France le saut technologique effectué à la fin du XVIIIe avec le système Gribeauval. Suivant ce système, les pièces de campagne à terre ne dépassaient pas le calibre de 12 livres, tandis que la Marine, moins contrainte par l’exigence de mobilité des pièces, utilisait à cette même époque des calibres plus lourds de 18 et 24 livres, et jusqu’à 36 livre. Ce dernier calibre était toutefois réservé aux batteries basses des vaisseaux, le plus lourd calibre employé sur les frégates restant le canon de 24 livres.

Après les guerres de l’Empire, la réforme du système d’artillerie navale accompagna l’indispensable transformation des vaisseaux. La quasi-totalité des vaisseaux de ligne alors en service avaient été construits sur les plans de Jacques-Noël Sané (1740-1831) qui, quoique remarquables, commençaient à dater. De nouveaux plans de bâtiments furent dressés sous la direction du directeur des constructions navales Jean Marguerite Tupinier (1779-1850). Ces bâtiments devaient recevoir une artillerie standardisée portée au calibre de 30 livres. Ce nouveau calibre devait ainsi devenir le standard sur les frégates et vaisseaux. Sur les batteries hautes de ces derniers, il était plus puissant que le calibre 24. Sur les batteries basses, il avait également vocation à remplacer l’ancien calibre 36 qui, bien que plus puissant, était plus encombrant et d’une manœuvre plus difficile. Le baron Tupinier décrivait le canon de 36 comme « excessivement difficile à faire mouvoir, et que peut à peine supporter le premier pont d’un vaisseau de ligne ». Le rehaussement du pont de la première batterie devait en outre permettre d’utiliser l’artillerie de ce pont par tout temps.

Le tracé du nouveau canon de 30 fut réalisé suivant les instructions du lieutenant-général François Thirion (1764-1837), inspecteur général de l’artillerie de marine. Son dessin était encore largement inspiré de celui des pièces de 24 et de 36 de 1786. L’anneau de brague sur l’arrière était fermé sur les premières pièces suivant ce modèle, ouvert ensuite tel qu’illustré dans l’aide-mémoire d’artillerie de 1858, repris ci-dessous, voire totalement retiré lorsque la pièce n’était pas destinée à servir à bord, et montée sur des affûts de côte.

Canon de 30 long modèle 1820. Les formes rappellent encore très largement les pièces d’artillerie de la fin du XVIIIe siècle.
Canon de 30 livres long sur affût de côte. L’anneau de bague a été retiré. Musée de l’artillerie de Draguignan.
Canon de 30 livres long modèle 1820, fondu à Ruelle en 1840, aujourd’hui sur les remparts de la forteresse de Port-Louis.

Ces pièces d’artillerie, sans autre révolution que leur calibre, furent bientôt obsolètes, mais connurent malgré tout un service relativement long. Ces canons furent probablement remplacés sur les bâtiments de premier rang dès l’introduction de nouveaux modèles, mais on les trouvait encore employés en opérations jusqu’à la guerre de Crimée à bord d’unités plus légères. Le peintre et photographe Henri Durand-Brager illustra plusieurs de ces canons de 30 livres modèle 1820 sur le pont de la corvette Phlégéton en baie de Kamiesch en 1856. On remarque au passage les défenses en sapin positionnées sur les canons en dehors du combat pour protéger les appareils de visée et de mise à feu.

Canon de 30 long modèle 1820 à bord de la corvette Phlégéton en baie de Kamiesch en 1856. Photographie Henri Durand-Brager (1814-1879), BNF Gallica.

Avant même que ces canons de 30 longs ne soient fondus, on envisagea d’en produire une version plus courte et plus légère, destinée à remplacer le canon de 24 sur les bâtiments de moindre tonnage, ou sur les batteries hautes des vaisseaux. Sans attendre les recommandations du baron Tupinier, le lieutenant-général Thirion avait conduit des essais pour un tel canon court. La longueur de la pièce se trouvait réduite de 315,8cm à 219,9cm, et le dessin était également très simplifié, par suppression des moulurations sur l’arrière du fût. On s’éloignait déjà de l’allure des canons du XVIIIe siècle.

Le canon de 30 court, venant remplacer l’ancien canon de 24. Son dessin simplifié allait inspirer celui des prochains modèles.
Canon de 30 livres court. Musée de la compagnie des Indes, Lorient.

En 1822, le baron Tupinier recommanda d’armer comme suit un vaisseau à trois ponts de 120 canons : 32 canons de 30 longs sur la batterie basse, 34 canons de 30 courts sur la deuxième batterie, 34 caronades de 30 sur la batterie haute, et 20 caronades de 30 sur les gaillards. Cette répartition devait réduire de 20 tonnes l’armement d’un vaisseau de ligne de l’époque. Le canon de 30 court avait également vocation à armer les nouvelles frégates type Artémise dont on projetait la construction. Ces bâtiments, dits « frégates de 24 », ne portèrent en effet des canons de 24 livres que dans leurs premières années, et furent rapidement pourvus de canons de 30 courts.

La frégate Artémise. Les 14 bâtiments de ce type, conçus comme des frégates de 24, portèrent essentiellement des canons de 30 courts. Aquarelle de François Geoffroy Roux (1811-1882), Musée national de la Marine.

S’il s’imposa sur les frégates, le canon de 30 ne fit pas l’unanimité sur les vaisseaux de ligne. Au canon de 30 long, on préféra toujours dans les années 1830 le canon de 36, jugé plus stable lors du tir. Toutefois, la véritable concurrence ne vint pas de ce canon de 36 mais d’une nouvelle pièce d’artillerie, le « canon à la Paixhans », du nom du chef de bataillon Henri Joseph Paixhans, qui approfondit au début du XIXe siècle l’idée de tirer des projectiles explosifs avec des canons, améliorant le concept de la caronade déjà en service à bord des vaisseaux. Auteur de l’ouvrage Nouvelle force maritime en 1821, Paixhans fit valoir ses idées avec succès, conduisant à l’adoption en 1827 d’un canon-obusier de 80, puis d’un canon-obusier de 30. La dénomination de ces derniers est trompeuse : elle signifiait qu’un boulet massif tiré par ces pièces aurait pesé 80 ou 30 livres. Or, ces canon-obusiers étaient destinés à tirer des boulets creux chargés de matière explosive, d’un poids de 10 kilogrammes contre 14 pour le boulet plein de 30 livres. A poids inférieur, et à charge de poudre réduite de moitié pour le tir, le résultat produit par ce projectile explosif sur les vaisseaux de bois et de toile était bien plus important que celui obtenu par l’artillerie classique, avec une portée toutefois réduite de plusieurs centaines de mètres par rapport au canon de 30 long dans les mêmes conditions.

Aux réticences initiales de la Marine, Paixhans affirma avec un brin de défi que « la question n’est pas de savoir si les vaisseaux de ligne veulent accepter cette arme nouvelle, elle est surtout de savoir si cette arme ne réduira pas les vaisseaux de ligne à être abandonnés. Ce n’est pas pour les armer que le canon à bombes a été fait, c’est pour les détruire, et il les détruit »

Canon-obusier de 30 sur affût à échantignolles, destiné à limiter le recul de la pièce.

On adopta les canons-obusiers des modèles ultérieurs, 1841 et 1842 pour le service à bord et pour la défense des côtes. Mais le canon « à la Paixhans » ne vint pas remplacer le canon classique. Au contraire, on chercha à améliorer ce dernier pour combiner les avantages des deux concepts. Dès 1835, des essais avaient été conduits à Esquerdes pour une comparaison poussée entre le canon de 30 long et le canon-obusier de 30. Pour le tir de boulets pleins, le canon classique affichait une vitesse initiale plus élevée et une portée supérieure de 25%, mais nécessitait pour cela une charge de poudre presque deux fois plus importante. En outre, le vent du boulet, espace restant libre entre les parois de l’âme du canon et le projectile, facteur d’incidents, était plus important sur ce canon de 30 long. Ce dernier semblait ainsi être d’un usage moins sûr que le canon-obusier. On compara également diverses charges de poudre sur le canon de 30, à savoir une charge unique de 4,90 kg et deux charges de
2,45 kg superposées. Avec deux gargousses de poudre la vitesse initiale se trouvait réduite de 5% et la portée de près de 10%. Une charge unique permettait donc de mieux maîtriser le tir.

A Gâvres, on expérimenta entre 1835 et 1838, puis en 1846, le tir de boulets creux par les canons de 30 long et court. A charges de poudre égales, les boulets creux étaient tirés avec une vitesse initiale 18% plus élevée que les boulets massifs. Ces essais permirent à la commission de Gâvres d’affiner en 1848 les tables de tir pour l’usage de boulets creux sur les canons de 30.

L’année suivante, on définit 4 modèles de canons de 30. Le n°1 remplaçait l’ancien canon de 30 long, dont il reprenait les dimensions globales, s’allongeant à peine de 8cm, mais en adoptant le dessin de l’ancien canon de 30 court, qui était quant à lui désigné n°2. La tulipe, partie évasée à la bouche du canon, fut affinée sur le modèle 1849, permettant de distinguer ce canon de 30 n°2 du modèle court de 1820. Suivirent deux autres canons de 30 n°3 et n°4, d’un tracé identique mais de dimensions légèrement réduites. Ce modèle transitoire de 1849 est aujourd’hui relativement rare.

Cinq exemplaires sont conservés dans l’arsenal de Toulon : ils font partie d’un lot de 25 canons de 30 n°1 commandés en 1852 à la fonderie de Saint-Gervais. Les épreuves de 1853 sur ces pièces coulées en 1852 ne donnèrent pas satisfaction, et ce lot fut déclaré inapte au service. Une attention toute particulière était en effet portée à la fiabilité des pièces : le 12 août 1852, une pièce de 30 n°2 avait explosé durant le tir sur l’Uranie, frégate-école des canonniers, faisant onze blessés dont deux grièvement touchés. Ce déclassement a finalement sauvé ces pièces d’artillerie, rapidement utilisées pour l’instruction puis pour l’ornementation. Quatre autres pièces de ce même lot sont visibles sur les murs du fort de Balaguier, en rade de Toulon.

Canon de 30 n°1 modèle 1849. Toujours à âme lisse, ce modèle est pratiquement obsolète
dès sa mise en service. Le canon n’est pas rayé, et le corps n’est pas assez résistant pour
l’usage que l’on souhaite désormais faire de l’artillerie.
Canons de 30 n°1 modèle 1849. Fort de Balaguier.

Hormis le fait de tirer des projectiles creux pouvant être chargés d’explosifs, dans des conditions encore mal maîtrisées, les canons de 30 modèle 1849 n’apportaient aucune innovation particulière. Il s’agissait toujours des canons à âme lisse, ce alors que l’on travaillait activement au développement du canon rayé, imprimant un mouvement de rotation au projectile dans le but de le rendre plus stable et d’atteindre une portée plus importante à charge égale.

Des essais d’un canon de 30 rayé avaient été conduits dès 1846. Le canon proposé par M. Delvigne présentait l’intérêt de tirer un projectile cylindro-conique creux en fonte, revêtu d’un manchon de plomb. Ce projectile portait huit saillies destinées à s’engager dans un nombre égal de rayures sur le canon. Ces essais ne furent pas encore concluants, le canon s’encrassant très rapidement, et éclatant au quatrième coup seulement. En Italie également, les essais de canons rayés étaient pris très au sérieux. Le gouvernement piémontais autorisa M. Cavalli à faire l’expérimentation d’obusiers forés au calibre de 30 et rayés. On constata une portée supérieure de 900 mètres à celle affichée par la même pièce à âme lisse. Les mêmes essais furent conduits avec autant de succès en France. L’avantage de portée était peu considérable pour un tir tendu, mais augmentait avec l’inclinaison du tir. Sous un angle de 20°, le canon rayé atteignait une cible à 4 800 mètres, contre 3 600 mètres pour le canon de 30 lisse, et 2 800 mètres pour un canon-obusier. La démonstration de l’intérêt du canon rayé était faite.

Canon à six rayures hélicoïdales, imprimant un mouvement de rotation à l’obus.

En 1858, la Marine française adopta son premier canon de 30 rayé, dont le dessin était encore simplifié. La culasse en particulier se fondait totalement dans le cylindre de la chambre du canon, et la tulipe perdait son astragale ou moulure. Il s’agissait à proprement parler du dernier canon de 30 en service, puisque les suivants ne devaient plus être désignés selon le poids du projectile mais en fonction du calibre de ce dernier, soit 164 mm ou 16 cm pour le canon de 30. En effet, avec l’adoption d’une variété de projectiles, boulets massifs, boulets creux, obus oblongs et coniques, le poids n’était plus une mesure pertinente pour la désignation des pièces d’artillerie.

Canon de 30 modèle 1858 sur affût à échantignolles.

Les obus étaient pourvus de tenons saillants sur les côtés, s’engageant dans les rayures pour imprimer le mouvement de rotation. On tirait également pleinement parti du potentiel des projectiles explosifs grâce à la fusée percutante Desmarest modèle 1859, du nom de son concepteur, qui déclenchait l’explosion de l’obus à l’impact et garantissait ainsi l’explosion au moment opportun. La tête hexagonale de la fusée enserrait un bouchon en bois d’orme qui s’enfonçait à l’impact, dans lequel était vissé un percuteur métallique frappant l’amorce fulminante et entraînant la déflagration de la charge de poudre noire de l’obus.

Obus de 16 cm à tenons, et vue de l’intérieur d’un obus du même calibre, montrant la fusée percutante et la charge explosive. Musée de l’Artillerie de Draguignan.

Les canons rayés de cette génération n’étaient pas exempts de défaut. On rencontrait en particulier toujours des difficultés liées à la résistance des pièces. A la suite de ruptures de bouches à feu, on décida le frettage des pièces. Cette opération consistait en l’ajustement de frettes d’acier à chaud autour du cylindre de la chambre, en arrière des tourillons. Ces cerclages d’acier venaient significativement renforcer la résistance de la pièce. La mesure fut jugée particulièrement satisfaisante et les anciens canons suivant les modèles 1820 et 1849 encore en service, et même ceux du modèle 1858 tout juste introduit, furent rapidement transformés pour se conformer à ce nouveau standard. Ainsi transformées, les pièces étaient désignées canons de 16 cm modèle 1858-60. Un exemplaire est conservé au musée de l’artillerie de Draguignan, d’autres sont encore visibles à Tahiti.

Canon de 16 cm modèle 1858-60, généralement des pièces antérieures transformées par rayure et frettage. Le corps du canon est sensiblement plus massif que sur le modèle 1858 illustré précédemment, qui présentait déjà des formes très similaires.
Canon de 30 long modèle 1820 fondu en 1839, rayé et fretté pour le porter au standard 1858-60. Musée de l’artillerie de Draguignan.
Canon de 16 cm modèle 1858 fondu à Saint-Gervais en 1859 et fretté ultérieurement, présenté sur affût de côte modèle 1827 à Tahiti. Photographie Benoît Floch, association « 1846 ».

A la même période, on introduisit sur certaines pièces une nouvelle innovation : le chargement par la culasse, aboutissement de nombreuses années de recherches émaillées d’incidents. A la différence de la Royal Navy, qui renonça pour n’y revenir qu’à la fin du siècle, et de l’US Navy qui privilégiait encore les canons à âme lisse, la Marine français persévéra et mit ainsi en service ses premiers canons à chargement par la culasse. Ces pièces de 1858-60 modifiées étaient d’une manutention plus aisée que les canons à chargement par la bouche, et purent être montées sur des affûts différents. Il s’agissait d’abord d’affûts à flèches directrices, pourvus d’une sole placée sous l’affût à échantignolles pour le soulever et le faire pivoter, puis d’affûts à pivots, permettant une rotation plus rapide. Avec des canons plus puissants et au maniement plus précis et rapide, on put limiter le nombre de pièces d’artillerie sur les bâtiments de deuxième rang, frégates et corvettes, auxquels étaient destinées ces pièces de 16 cm. Les cuirassés étaient quant à eux désormais armés de pièces très similaires mais d’un calibre supérieur, de 24 puis de 27 cm. On voyait se dessiner un système d’artillerie moderne, qui n’avait plus grand-chose à voir avec le canon de 30 long modèle 1820 sur son affût classique.

Canon de 16 cm modèle 1858-60 à chargement par la culasse, sur affût à double pivot.
Système d’obturation par vis de la culasse. Gravure Pharamond Blanchard (1805-1873),
L’Illustration, 27 mars 1869, BNF Gallica.

Cette longue maturation du système d’artillerie de la Marine vit son aboutissement avec le modèle 1864 : les canons rayés et frettés étaient d’une conception bien plus robuste et puissantes, en mesure de rivaliser avec l’accroissement de l’épaisseur du blindage des vaisseaux cuirassés.

Canon de 16 cm modèle 1864 sur affut à châssis à double pivot.

Vers 1870, on introduisit de nouveaux affûts en acier, pivotant sur un pivot central. La résistance de la charpente métallique des nouveaux bâtiments autorisait l’effort plus important sur cet axe central au moment du tir. Ce système présentait l’avantage d’un moindre encombrement, et d’un pointage plus rapide des pièces. Ce positionnement sur pivot central préfigurait le placement des pièces d’artillerie en barbettes puis en tourelles : l’artillerie moderne était née.

Canon de 16 cm modèle 1864 sur affût métallique à châssis tournant sur pivot central.

L’évolution du canon de 30 ou de 16cm de 1820 à 1864.
1. Canon de 30 long modèle 1820
2. Canon de 30 court
3. Canon de 30 n°1 modèle 1849
4. Canon de 30 rayé modèle 1858
5. Canon de 16 cm rayé et fretté modèle 1858-60
6. Canon de 16 cm modèle 185-60 à chargement par la culasse
7. Canon de 16 cm modèle 1864

Pour aller plus loin :

TUPINIER Jean Marguerite (1779-1850), Observations sur les dimensions des vaisseaux et des frégates dans la marine française, 1822

BOUDRIOT Jean, L’artillerie de mer, 1650-1850, éditions ANCRE

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